Archives des Pellicule - Advixo https://odoo.advixo.com/tag/pellicule/ Éditions et Photographie Wed, 05 Nov 2025 11:11:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://advixo.com/wp-content/uploads/2024/08/Advixo-New-Logo-500x500-1-64x64.png Archives des Pellicule - Advixo https://odoo.advixo.com/tag/pellicule/ 32 32 LomoChrome Classicolor ISO 200 : un nouveau classique https://advixo.com/lomochrome-classicolor-iso-200-un-nouveau-classique/ https://advixo.com/lomochrome-classicolor-iso-200-un-nouveau-classique/#respond Wed, 05 Nov 2025 11:11:00 +0000 https://advixo.com/?p=4067 Dans un marché de la pellicule qui connaît un regain d’intérêt sans précédent, Lomography frappe un grand coup avec la LomoChrome Classicolor ISO 200, lancée en octobre 2025 au prix de 9,90 euros. Cette nouvelle émulsion arrive dans un timing parfait, juste après l’annonce par Kodak de ses pellicules Kodacolor, prouvant une fois de plus […]

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Dans un marché de la pellicule qui connaît un regain d’intérêt sans précédent, Lomography frappe un grand coup avec la LomoChrome Classicolor ISO 200, lancée en octobre 2025 au prix de 9,90 euros.

Cette nouvelle émulsion arrive dans un timing parfait, juste après l’annonce par Kodak de ses pellicules Kodacolor, prouvant une fois de plus que l’argentique n’a jamais été aussi vivant. Mais contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, la Classicolor n’est pas une simple imitation des classiques d’antan. Il s’agit d’une formule entièrement nouvelle, fabriquée artisanalement selon le processus unique de superposition des couches de couleurs propre à Lomography.

Une philosophie affirmée

Lomography ne cache pas son ambition avec cette pellicule. Selon la marque viennoise, la photographie argentique demeure un acte profondément humain, une conversation avec la lumière qui ne peut être reproduite. La LomoChrome Classicolor ISO 200 se positionne comme un outil permettant de préserver ces moments fugaces dans une nouvelle palette de couleurs, tout en conservant la qualité intemporelle et l’esthétique authentique que seul l’argentique peut offrir.

Cette pellicule rejoint une famille déjà bien fournie, aux côtés de la LomoChrome Color ’92 Sun-kissed ISO 400, la LomoChrome Turquoise et la célèbre LomoChrome Purple. Mais contrairement à ces émulsions expérimentales connues pour leurs rendus chromatiques décalés, la Classicolor adopte une approche plus subtile, privilégiant des couleurs fidèles à la réalité tout en y apportant une signature distinctive.

Caractéristiques techniques

La LomoChrome Classicolor ISO 200 se présente dans un format 35mm standard de 36 poses, avec un codage DX qui permet aux appareils photo modernes de détecter automatiquement la sensibilité et d’ajuster leurs réglages en conséquence. Cette fonctionnalité, pas toujours présente sur les pellicules Lomography, fait de la Classicolor l’une des émulsions les plus polyvalentes de la marque.

Le développement s’effectue selon le processus C-41 standard, ce qui signifie que n’importe quel laboratoire photo pourra traiter vos négatifs sans difficulté, et que les amateurs de développement maison n’auront pas de surprise.

Avec une sensibilité de 200 ISO, cette pellicule se positionne idéalement pour une utilisation quotidienne. Elle offre suffisamment de latitude pour shooter aussi bien en plein soleil qu’en conditions plus ombragées, tout en conservant un grain moyen caractéristique qui signe l’esthétique argentique sans tomber dans l’excès.

Le rendu des couleurs : entre fidélité et caractère

C’est sans doute dans sa palette chromatique que la LomoChrome Classicolor révèle toute sa personnalité.

Lomography la décrit comme discrètement sophistiquée avec un charme espiègle, et les premiers tests confirment cette promesse. Les couleurs se révèlent avec une fidélité remarquable à la réalité, mais pas de manière neutre ou clinique. Il y a toujours cette touche lomographique qui fait la différence.

Les rouges constituent l’une des grandes signatures de cette pellicule. Ils explosent littéralement hors du cadre avec une énergie dynamique qui attire immédiatement le regard. Cette caractéristique se retrouve également dans le rendu des tons chair, qui arborent un léger blush rosé, une chaleur subtile qui confère aux portraits une douceur particulière, presque comme baignés par la lumière dorée d’une fin d’après-midi.

Les bleus et les verts, quant à eux, restent clairs et éclatants sans basculer dans la sursaturation. Ils s’imposent avec douceur dans l’image, créant un équilibre harmonieux avec les tonalités plus chaudes. Plusieurs photographes ayant testé la pellicule notent cette balance délicate, cette capacité à offrir des couleurs vives sans jamais paraître criarde ou artificielle.

Comportement à différentes expositions

L’un des aspects les plus intéressants révélés par les tests préliminaires concerne la latitude d’exposition de la pellicule. L’équipe de Lomography a mené une série d’expériences en shootant la même scène à ISO 100, 200 et 400, permettant d’observer le comportement de l’émulsion en surexposition, à sa sensibilité nominale, et en sous-exposition.

À ISO 100, donc en surexposant d’un stop, la pellicule dévoile des tons plus chauds avec un rendu adouci qui rappelle les photographies délavées par le soleil. Cette approche confère aux images une aura nostalgique particulièrement séduisante. À la sensibilité nominale de 200 ISO, la balance des blancs apparaît plus neutre et fidèle à la réalité, offrant le rendu le plus précis en termes de colorimétrie. Enfin, à ISO 400, en sous-exposant d’un stop, les contrastes se renforcent tandis que les ombres gagnent en profondeur, créant des images plus dramatiques.

Cette polyvalence fait de la Classicolor une pellicule particulièrement intéressante pour l’expérimentation. Comme le souligne l’équipe de Lomography, chaque pellicule traduit la lumière avec ses propres nuances inattendues, et lorsqu’on la shoote à une sensibilité différente de celle prévue, elle raconte de toutes nouvelles histoires chromatiques.

Performance dans différentes conditions d’éclairage

La LomoChrome Classicolor brille par sa capacité d’adaptation. En lumière directe du soleil, elle offre des images douces et lumineuses, avec une clarté remarquable qui met en valeur chaque détail. Les scènes ensoleillées révèlent toute la vivacité de la palette, avec ces rouges énergiques et ces verts éclatants qui caractérisent l’émulsion.

Dans les scènes plus ombragées ou par temps couvert, la pellicule change de caractère. Elle devient plus chaleureuse, développant des tonalités terreuses qui apportent une atmosphère intime aux images. C’est dans ces conditions que le grain moyen se révèle le plus présent, renforçant l’esthétique argentique classique que recherchent de nombreux photographes.

La gestion des situations de lumière mixte s’avère particulièrement impressionnante. La pellicule parvient à maintenir des contrastes marqués tout en préservant les informations dans les ombres, offrant une grande latitude qui la rend utilisable dans des conditions d’éclairage difficiles où d’autres émulsions montreraient leurs limites.

Grain et Définition

Le grain de la LomoChrome Classicolor se situe dans une zone médiane qui plaira aux amateurs d’esthétique argentique classique. Il est suffisamment présent pour rappeler constamment la nature analogique de l’image, mais jamais au point de nuire à la définition des détails. Ce grain contribue au charme de la pellicule, lui conférant une texture organique qui contraste agréablement avec la netteté parfois clinique du numérique.

Les photographies examinées révèlent une excellente capacité de résolution, avec des détails riches même dans les zones les plus complexes de l’image. Le grain reste harmonieux à travers toute la gamme tonale, des hautes lumières aux ombres profondes, créant une cohérence visuelle appréciable.

Comparaisons avec d’autres émulsions

Plusieurs observateurs ont noté une certaine parenté entre la LomoChrome Classicolor et d’autres pellicules ISO 200 du marché, notamment l’ORWO NC200, également commercialisée sous les noms KONO Color 200 et OptiColour 200. Cette similitude se manifeste particulièrement dans la légère dominante vers les rouges dans les ombres et dans la structure granuleuse caractéristique. Toutefois, la Classicolor conserve sa propre identité grâce à son équilibre chromatique spécifique et sa gestion de la lumière.

Face aux classiques de Kodak comme la Gold 200 ou la ColorPlus, la Classicolor se distingue par son rendu plus chaleureux et son caractère plus affirmé. Là où les émulsions Kodak tendent vers une neutralité professionnelle, la Lomography assume une signature plus artistique, plus subjective.

Pour ceux qui recherchent le grain le plus fin possible, la Portra 160 de Kodak reste la référence, mais à un prix nettement plus élevé et avec un rendu très différent.

Pour qui ?

La LomoChrome Classicolor ISO 200 s’adresse à un public assez large. Les photographes de portrait y trouveront une émulsion particulièrement flatteuse pour les tons chair, avec cette chaleur subtile qui sublime les visages sans tomber dans l’artificiel. Les amateurs de photographie de rue apprécieront sa polyvalence et sa capacité à s’adapter à différentes conditions d’éclairage, tout comme sa latitude d’exposition qui pardonne certaines erreurs.

Les photographes de voyage seront séduits par le caractère nostalgique de la pellicule, qui confère aux images une intemporalité précieuse. Cette qualité fait que les photographies prises avec la Classicolor semblent déjà appartenir au passé, créant instantanément cette distance émotionnelle qui caractérise les souvenirs.

Enfin, pour les amateurs de Lomography fidèles aux émulsions expérimentales de la marque, la Classicolor représente une option plus sage, moins radicale que les Purple ou Turquoise, tout en conservant une identité forte. Elle permet d’obtenir des résultats plus prévisibles et universellement appréciables, parfaits pour des occasions où l’on ne souhaite pas prendre de risques chromatiques extrêmes.

Quelques Réserves

Malgré ses nombreuses qualités, la LomoChrome Classicolor n’est pas exempte de défauts. La dominante vers les rouges, bien que séduisante dans de nombreuses situations, peut parfois se révéler envahissante, particulièrement dans les scènes comportant déjà beaucoup de tonalités chaudes.

Les photographes habitués à des rendus plus neutres pourraient trouver cette signature trop marquée pour certains sujets.

Le grain, bien que plaisant à l’œil, peut constituer une limitation pour ceux qui recherchent la définition maximale ou qui prévoient d’agrandir substantiellement leurs images. Dans ce domaine, des pellicules comme la Portra ou l’Ektar de Kodak offrent des performances supérieures, au prix d’un caractère moins affirmé.

Verdict

La LomoChrome Classicolor ISO 200 marque une évolution intéressante dans la gamme Lomography. En proposant une émulsion aux couleurs plus fidèles à la réalité que ses sœurs expérimentales, tout en conservant une signature chromatique distinctive, la marque viennoise élargit considérablement son public potentiel. Cette pellicule réussit le pari difficile d’être à la fois accessible aux néophytes et suffisamment caractérielle pour séduire les amateurs avertis.

Son principal atout réside dans sa polyvalence. Capable de briller aussi bien en plein soleil qu’à l’ombre, flatteuse pour les portraits tout en se montrant efficace pour le paysage ou la photo de rue, la Classicolor s’impose comme une véritable pellicule tout-terrain. Sa latitude d’exposition généreuse et son développement C-41 standard facilitent son adoption, tandis que son rendu nostalgique répond parfaitement aux attentes d’une génération de photographes en quête d’authenticité et de chaleur dans leurs images.

Dans un marché argentique en pleine renaissance, où chaque nouvelle émulsion est accueillie avec enthousiasme, la LomoChrome Classicolor ISO 200 mérite amplement sa place. Elle n’a peut-être pas la radicalité des émulsions expérimentales ni la neutralité clinique des pellicules professionnelles, mais c’est précisément dans cet entre-deux qu’elle trouve sa force.

Une chose est certaine : avec la Classicolor, Lomography prouve une fois de plus que l’argentique a encore beaucoup à dire, et que l’innovation dans ce domaine est loin d’être terminée.

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Kodacolor 100 : un nouveau film couleur chez Kodak https://advixo.com/kodacolor-100-un-nouveau-film-couleur-chez-kodak/ https://advixo.com/kodacolor-100-un-nouveau-film-couleur-chez-kodak/#respond Sat, 04 Oct 2025 09:16:05 +0000 https://advixo.com/?p=3985 Dans un retour inattendu aux racines de la photographie argentique, Eastman Kodak vient de lancer un nouveau film couleur 35mm baptisé Kodacolor 100. Cette nouveauté rejoint la gamme existante qui comprend notamment l’Ektar 100, le Gold 200, le ColorPlus 200 et les différentes versions du Portra. Ce lancement intervient dans un contexte de renaissance de […]

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Dans un retour inattendu aux racines de la photographie argentique, Eastman Kodak vient de lancer un nouveau film couleur 35mm baptisé Kodacolor 100. Cette nouveauté rejoint la gamme existante qui comprend notamment l’Ektar 100, le Gold 200, le ColorPlus 200 et les différentes versions du Portra. Ce lancement intervient dans un contexte de renaissance de la photographie analogique, alors que les fabricants majeurs restent généralement discrets en matière de nouveaux produits.

Le film est déjà disponible aux USA au prix compétitif de $9.50 pour 36 poses. Cette tarification le positionne juste au-dessus du ColorPlus 200, le rendant ainsi accessible aux photographes argentiques de tous niveaux. Selon les informations, ce film équilibré pour la lumière du jour offre un grain fin et une grande finesse de détail, accompagnés d’une palette de couleurs naturelles avec des tons chair agréables et un contraste moyen.

Le Kodacolor 100 se destine particulièrement à la photographie de paysage, de portrait et de voyage en conditions lumineuses, ce qui correspond logiquement à sa sensibilité ISO 100. Certains photographes spéculent que cette nouvelle émulsion pourrait être identique ou similaire au Kodak Pro Image 100, un film qui demeure populaire malgré des rumeurs d’arrêt de commercialisation il y a quelques années.

Utilisant le process standard C-41, le film offre la latitude d’exposition typique de ce développement, permettant une légère surexposition pour obtenir des ombres plus propres et des tonalités plus douces.

Kodacolor 100 - Fleurs

Comparé au très populaire Ektar 100, le Kodacolor 100 promet un rendu plus naturel avec une saturation décrite comme retenue, ce qui pourrait le rendre plus adapté à certaines applications où des tons sobres sont recherchés. Au-delà des caractéristiques techniques, deux aspects rendent ce lancement particulièrement intéressant. D’abord, il s’agit du premier nouveau film photographique de Kodak depuis très longtemps, signe encourageant pour la communauté argentique. Ensuite, son emballage arbore le logo classique d’Eastman Kodak avec une esthétique rétro particulièrement séduisante, contrastant avec le branding plus moderne des autres films de la marque.

Une double annonce stratégque

En fait, Kodak a officiellement confirmé le lancement non pas d’un, mais de deux nouveaux films : le Kodacolor 100 et le Kodacolor 200.

Le Kodacolor 100 promet un grain fin, des couleurs saturées, une grande netteté et une large latitude d’exposition, tandis que le Kodacolor 200 partage ces mêmes qualités tout en offrant une meilleure performance dans les situations de faible luminosité.

Les premières images d’exemple révèlent des couleurs fidèles à la réalité, sans saturation excessive. Plusieurs passionnés de photographie argentique qui ont eu l’occasion de tester ces nouveaux films, notent avec enthousiasme que la promesse d’une saturation moindre que l’Ektar est visible dans ces échantillons, avec une tendance vers des tonalités plus chaudes et légèrement vertes. Il apprécie particulièrement l’aspect plus doux des tons tout en conservant la capacité de restituer magnifiquement les rouges.

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Leica Monopan 50 : première pellicule 35mm de la marque https://advixo.com/leica-monopan-50-premiere-pellicule-35mm-de-la-marque/ https://advixo.com/leica-monopan-50-premiere-pellicule-35mm-de-la-marque/#respond Fri, 20 Jun 2025 07:21:19 +0000 https://advixo.com/?p=3604 Leica lance le Monopan 50, sa première véritable pellicule 35mm noir et blanc à grain ultra-fin et sensibilité ISO 50, disponible à partir du 21 août 2025 pour célébrer le centenaire de la photographie 35mm.

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Leica vient d’annoncer le Leica Monopan 50, le premier véritable film 35mm de marque Leica que la société ait jamais commercialisé. Cette pellicule noir et blanc haute résolution avec sensibilité spectrale renforcée marque un tournant historique pour la marque allemande.

Le nom « Monopan 50 » reflète ses caractéristiques techniques : film monochromatique, sensibilité ISO 50 et capacités panchromatiques permettant une sensibilité jusqu’à 780 nanomètres. Le terme « mono » fait également référence à la série d’appareils numériques Monochrom de Leica, lancée en 2012.

Cette annonce coïncide avec le centenaire de la photographie 35mm, débutée en 1925 avec le Leica I, premier appareil 35mm produit en série. Paradoxalement, bien que les photographes de l’époque appelaient déjà le format 35mm « film Leica », les pellicules utilisées avec le Leica I étaient fabriquées par d’autres manufacturiers comme Kodak, Agfa et Perutz.

Le Monopan 50 promet un grain ultra-fin, une résolution jusqu’à 280 paires de lignes par millimètre et une gamme tonale exceptionnelle. Ces caractéristiques techniques s’alignent parfaitement avec la philosophie d’Oskar Barnack de « petit négatif, grande image » qui a donné naissance au concept Leica original.

La sensibilité relativement lente d’ISO 50 nécessitera l’utilisation d’objectifs lumineux ou de conditions d’éclairage optimales. Grâce à sa sensibilité spectrale étendue, cette pellicule convient également à la photographie infrarouge et s’associe harmonieusement avec les filtres colorés Leica.

Produite en Allemagne, la pellicule est particulièrement adaptée à la photographie de paysage, d’architecture, urbaine et de voyage. Elle reste compatible avec tous les révélateurs noir et blanc standard, offrant ainsi une flexibilité maximale aux photographes traditionnels.

Le Monopan 50 sera disponible mondialement à partir du 21 août 2025. La pellicule sera proposée dans quatre designs d’emballage vintage évoquant l’ère pionnière de la photographie 35mm.

Nous aurons plaisir à essayer ce nouveau film et à le comparer à un Adox HR-50 ou à un Ilford Pan F Plus 50. Les photos de promotion nous semblent un peu surexposées mais le grain a l’air très fin. Nous sommes aussi un peu sceptique sur le côté « monochromatique mais avec des caractéristiques panchromatiques« .

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Kodak : Pas une fermeture mais une renaissance https://advixo.com/kodak-pas-une-fermeture-mais-une-renaissance/ https://advixo.com/kodak-pas-une-fermeture-mais-une-renaissance/#respond Sat, 30 Nov 2024 11:00:57 +0000 https://advixo.com/?p=1605 L’entreprise Eastman Kodak a récemment annoncé une pause temporaire dans la production de pellicules photographiques à son usine de Rochester, dans l’État de New York. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de modernisation de l’installation industrielle, visant à répondre à la demande croissante de pellicules analogiques. Lors de la présentation des résultats trimestriels du troisième […]

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L’entreprise Eastman Kodak a récemment annoncé une pause temporaire dans la production de pellicules photographiques à son usine de Rochester, dans l’État de New York. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de modernisation de l’installation industrielle, visant à répondre à la demande croissante de pellicules analogiques.

Lors de la présentation des résultats trimestriels du troisième trimestre 2024, le PDG Jim Continenza a expliqué les raisons de cet arrêt complet. L’objectif est d’améliorer les processus de fabrication, un domaine où la précision et la technicité sont essentielles. La production de pellicules nécessite en effet des conditions très spécifiques, notamment un environnement complètement obscur, d’où l’expression utilisée par Continenza : « apporter de la lumière dans l’obscurité ».

Contrairement à ce qui pourrait inquiéter les amateurs de photographie argentique, Kodak a anticipé cet arrêt temporaire. L’entreprise a significativement augmenté sa production ces derniers mois, garantissant ainsi un stock suffisant pour répondre à la demande pendant la période de modernisation.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de réinvestissement dans la photographie analogique. Malgré la domination numérique des dernières décennies, le film connaît un renouveau remarquable. Entre 2015 et 2019, la demande a doublé, portée notamment par une nouvelle génération de photographes séduits par l’authenticité et la qualité esthétique des images argentiques.

L’entreprise mise également sur la formation, avec un programme d’apprentissage ambitieux. Continenza a souligné avec fierté l’existence d’un programme de quatre ans qui forme des techniciens hautement qualifiés, assurant ainsi la pérennité de ce savoir-faire traditionnel.

Cette démarche de Kodak illustre parfaitement la renaissance de la photographie argentique, transformant ce qui semblait être un média obsolète en un art vivant et en constante évolution. L’engagement de l’entreprise démontre que la technologie ancienne peut coexister et même prospérer aux côtés des innovations numériques.

Si vous êtes intéressé par la photographie argentique, un article à lire ici sur les modèles vintage idéaux pour débuter.

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Photographie argentique : Les 35mm abordables pour tous les passionnés https://advixo.com/photographie-argentique-les-35mm-abordables-pour-tous-les-passionnes/ https://advixo.com/photographie-argentique-les-35mm-abordables-pour-tous-les-passionnes/#respond Wed, 27 Nov 2024 15:05:49 +0000 https://advixo.com/?p=1575 La photographie argentique connaît un renouveau passionnant, avec le format 35mm restant la référence pour de nombreux photographes. Ce format offre un équilibre parfait entre qualité d’image, praticité et accessibilité financière, séduisant aussi bien les débutants que les professionnels expérimentés. Le marché des appareils photo argentiques d’occasion regorge de trésors abordables pour les passionnés souhaitant […]

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La photographie argentique connaît un renouveau passionnant, avec le format 35mm restant la référence pour de nombreux photographes. Ce format offre un équilibre parfait entre qualité d’image, praticité et accessibilité financière, séduisant aussi bien les débutants que les professionnels expérimentés.

Le marché des appareils photo argentiques d’occasion regorge de trésors abordables pour les passionnés souhaitant s’initier à cette pratique. Contrairement aux nouveaux modèles souvent coûteux, les appareils d’occasion permettent de découvrir la photographie argentique sans investissement important.

Que vous soyez étudiant, photographe numérique curieux, amateur nostalgique ou professionnel à la recherche d’un équipement économique, le marché propose une diversité d’options. Certaines marques sont reconnues pour leurs optiques légendaires, d’autres pour leur simplicité et leur fiabilité.

Je vais parler ici des réflex entièrement manuels ou semi-manuels. Ces appareils se distinguent par leur design intemporel, leur robustesse et leur capacité à produire des images remarquables à moindre coût.

En voici quelques exemples, forcément partisans, puisque j’ai la chance d’en posséder certains (Minolta X-700 et Nikon FM2) que j’adore !

Minolta X-570 / X-700

Minolta X-700
Minolta X-700 avec Objectif MD Rokkor 50mm 1:1.7

Les réflex Minolta X-570 et X-700 sont des modèles emblématiques des années 1980. Le X-700, modèle phare, offre trois modes de fonctionnement : programme, priorité à l’ouverture et manuel, avec un système de mesure TTL (mesure à travers l’objectif). Son pendant en version économique, le X-570, propose des fonctionnalités similaires avec un mode programme en moins.

Ces appareils se caractérisent par :

  • Un viseur lumineux
  • Une mise au point manuelle
  • Une compatibilité avec les objectifs Rokkor MD et MC
  • Une construction légère, majoritairement en plastique mais robuste

Les objectifs Minolta Rokkor sont particulièrement appréciés pour leur netteté et leur qualité de fabrication.

Le Minolta X-700 est mon boîtier préféré pour la photographie de rue au format reflex 35mm, avec un MC Rokkor-PF 58mm 1:1.4 (une focale idéale !) emprunté à son grand-père, le SRT 101, ou un MD Rokkor 50mm 1:1.4 (ou la version moins onéreuse en 1:1.7).

Nikon FA

Nikon FA
Nikon FA avec Objectif Nikkor 105mm 1:2.5

Le Nikon FA a représenté un moment charnière dans l’histoire de la photographie argentique, incarnant la transition entre les techniques manuelles traditionnelles et les technologies photographiques plus sophistiquées. Cet appareil reflex 35mm a révolutionné la capture photographique grâce à son système de mesure matricielle, qui analyse intelligemment les différentes zones de la scène pour obtenir une exposition précise et nuancée.

Sa conception technique offrait une grande polyvalence aux photographes, avec quatre modes d’exposition différents qui permettaient de s’adapter à presque toutes les situations : la priorité à l’ouverture, la priorité à la vitesse, le mode manuel classique et le programme automatique. Cette flexibilité représentait une avancée significative pour l’époque, permettant aussi bien aux professionnels qu’aux amateurs de photographier avec aisance et précision.

La robustesse mécanique du Nikon FA était également remarquable, avec un boîtier métallique conçu pour résister aux conditions les plus exigeantes, tout en conservant des dimensions compactes qui favorisaient sa portabilité. Sa compatibilité avec le système d’objectifs F-mount de Nikon était particulièrement impressionnante, supportant non seulement les objectifs AI et AI-S modernes, mais offrant même une rétrocompatibilité partielle avec les anciens objectifs pré-AI, une caractéristique rare à cette époque.

Ce qui distinguait vraiment le Nikon FA, c’était sa capacité à faire le pont entre la tradition et l’innovation. Il offre des commandes manuelles précises appréciées des photographes expérimentés, tout en intégrant des technologies automatiques qui simplifiaient la prise de vue. De plus, ses objectifs AI/AI-S peuvent être réutilisés sur les reflex numériques Nikon ultérieurs, garantissant un investissement durable pour les passionnés de photographie.

Nikon FM2

Avant de parler du Nikon FM2, disons quelques mots sur ses deux honorables prédécesseurs : les Nikon FE et FM, deux appareils photographiques argentiques reflex 35mm manuels qui ont marqué l’histoire de la photographie argentique. Ces deux modèles partagent plusieurs caractéristiques communes, mais présentent également des différences significatives qui les rendent uniques.

Points communs : Ces deux appareils représentent l’excellence de la fabrication mécanique de Nikon dans les années 1970-1980. Ils possèdent une construction métallique robuste qui garantit une durabilité exceptionnelle. Leur point fort principal est leur monture d’objectif F, un standard universel de Nikon qui permet une compatibilité remarquable avec une large gamme d’objectifs, allant des modèles vintage AI et AI-S aux objectifs plus modernes AF et AF-D.

Mais ils présentent deux approches différentes qui permettaient, à l’époque, à Nikon de toucher deux marchés différents :

  • Le Nikon FM est un appareil entièrement mécanique. Sa particularité réside dans le fait qu’il ne nécessite pas de batterie pour son fonctionnement, hormis pour le posemètre. C’est l’option idéale pour les photographes qui recherchent la simplicité et la fiabilité absolue.
  • Le Nikon FE, quant à lui, offre plus de flexibilité avec un mode auto-exposition priorité à l’ouverture, tout en conservant la possibilité d’un contrôle manuel complet. C’est l’appareil parfait pour ceux qui souhaitent un équilibre entre automatisation et contrôle manuel.

Les deux modèles partagent également des éléments de conception remarquables : un viseur lumineux et des écrans de mise au point interchangeables, permettant aux photographes d’adapter leur équipement à leurs besoins spécifiques.

Nikon FM2
Nikon FM2 avec Objectif Nikkor 50mm 1:1.4

Leur successeur, le Nikon FM2, introduit en 1982, est un appareil photo reflex 35mm manuel qui a marqué l’histoire de la photographie professionnelle et amateur. Conçu comme un instrument robuste et précis, cet appareil incarne l’excellence de l’ingénierie japonaise dans le domaine optique.

Le FM2 dispose d’un obturateur métallique à défilement vertical capable d’atteindre une vitesse de synchronisation flash remarquable de 1/250e de seconde. Sa construction entièrement mécanique lui permet de fonctionner sans pile (hormis pour le posemètre), offrant une fiabilité à toute épreuve dans les conditions les plus extrêmes.

Le système de mesure de l’exposition utilise un cellule au silicium qui garantit une précision exceptionnelle, avec une plage de sensibilité ISO allant de 12 à 6400. La visée est facilitée par un écran de visée interchangeable, permettant aux photographes professionnels d’adapter l’appareil à leurs besoins spécifiques.

Sa compatibilité avec les objectifs Nikon F, l’un des systèmes les plus étendus en photographie, en fait un outil polyvalent. Bien que technologiquement dépassé par les appareils numériques, le FM2 reste un objet culte, recherché par les passionnés de photographie argentique pour sa construction mécanique légendaire et sa qualité optique intemporelle.

J’adore cet appareil que j’utilise en voyage principalement avec un objectif Nikkor 50mm 1:1.4. Pour moi, il est la quintessence des Nikon FE et Nikon FM et de la qualité et excellente technologique japonaise et de Nikon dans les années 80.

Olympus OM-1

L’Olympus OM-1, lancé en 1972, a marqué une révolution dans le monde des appareils photographiques reflex 35mm. Conçu par Yoshihisa Maitani, cet appareil a redéfini les standards de la compacité et de l’élégance pour les reflex professionnels de son époque.

Olympus OM-1
Olympus OM-1

Ce qui distinguait principalement l’OM-1 était sa taille remarquablement compacte. Là où les reflex précédents étaient massifs et lourds, Maitani a créé un boîtier étonnamment léger et mince, sans compromettre la robustesse ni la qualité optique. Son design minimaliste intégrait des mécanismes de précision dans un corps à la fois élégant et fonctionnel.

Techniquement, l’OM-1 introduisait une mesure de la lumière révolutionnaire utilisant un système de photométrie par réflexion centrale pondérée. Cette innovation permettait aux photographes d’obtenir des expositions précises dans des conditions lumineuses variées, avec un système de couplage entre la vitesse et l’ouverture particulièrement intuitif.

Le système d’objectifs interchangeables Zuiko, développé spécifiquement pour la gamme OM, offre une qualité optique exceptionnelle. Chaque objectif était conçu pour compléter la légèreté et la précision du boîtier, créant un écosystème photographique harmonieux qui a inspiré plusieurs générations de photographes professionnels et amateurs.


Au-delà des aspects techniques, ces appareils représentent plus qu’un simple outil. Ils incarnent une approche artistique de la photographie, où chaque image devient le résultat d’un processus réfléchi et intentionnel. Contrairement à la photographie numérique instantanée, la photographie argentique demande patience et précision.

Pour les passionnés comme pour les curieux, ces appareils 35mm offrent une expérience photographique unique. Ils permettent de redécouvrir la magie de la photographie analogique, où chaque déclenchement compte, où chaque pellicule raconte une histoire.

Que ce soit pour capturer des moments personnels, explorer sa créativité ou simplement profiter d’un medium artistique différent, ces appareils 35mm abordables ouvrent grand les portes du monde argentique.

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Photographie de paysage : Fujifilm Velvia ou Provia ? https://advixo.com/photographie-de-paysage-fujifilm-velvia-ou-provia/ https://advixo.com/photographie-de-paysage-fujifilm-velvia-ou-provia/#respond Fri, 25 Oct 2024 09:57:11 +0000 https://advixo.com/?p=1288 Dans l’univers de la photographie de paysage argentique, les pellicules couleur Fujifilm se sont imposées comme une référence incontournable, avec en tête de file la légendaire Velvia 50, véritable joyau de la gamme. Fujifilm Velvia 50 Cette émulsion exceptionnelle se distingue par sa capacité unique à capturer la magie des paysages naturels grâce à une […]

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Dans l’univers de la photographie de paysage argentique, les pellicules couleur Fujifilm se sont imposées comme une référence incontournable, avec en tête de file la légendaire Velvia 50, véritable joyau de la gamme.

Fujifilm Velvia 50

Cette émulsion exceptionnelle se distingue par sa capacité unique à capturer la magie des paysages naturels grâce à une signature visuelle incomparable. Sa très faible sensibilité ISO de 50 lui confère un grain remarquablement fin, permettant une reproduction des détails d’une précision chirurgicale, particulièrement appréciable lors des tirages grand format.

J’apprécie particulièrement sa capacité à restituer les subtiles variations de tons dans les verts des forêts et les bleus des ciels, offrant une palette chromatique riche et profonde qui sublime la nature, sans devoir utiliser des filtres.

La Velvia 50 brille particulièrement dans des conditions de lumière douce, comme pendant les heures dorées du lever et du coucher du soleil. Sa courbe de contraste prononcée amplifie la dramatisation des scènes, créant des images saisissantes aux couleurs intenses qui rappellent les œuvres des grands maîtres de la photographie de paysage comme Galen Rowell.

Cependant, cette caractéristique exige une exposition parfaitement maîtrisée, car la latitude d’exposition relativement étroite de la Velvia 50 laisse peu de place à l’erreur.

Fujifilm Provia 100F

Pour ces raisons, il m’arrive de préférer plus de polyvalence avec la Provia 100F.

Passer d’un ISO de 50 à un ISO de 100 peut faire la différence. Avec son indice de sensibilité plus élevé et sa latitude d’exposition plus généreuse, elle permet de travailler dans des conditions d’éclairage plus variées. Son rendu colorimétrique plus neutre offre une interprétation plus fidèle de la réalité, particulièrement appréciable lorsque la scène comprend des éléments architecturaux ou des personnages. La Provia excelle dans la reproduction des nuances subtiles, des dégradés délicats du ciel aux reflets complexes sur l’eau, tout en maintenant un excellent niveau de détail et une granulation très fine.

Pour ceux qui trouve le Velva 50 trop agressive au niveau du rendu des couleurs, la Provia 100F est un excellent choix.

Fujifilm Velvia 100

La Velvia 100 se positionne comme un compromis intéressant entre ses deux cousines. Elle conserve la richesse chromatique caractéristique de la famille Velvia, mais avec une sensibilité accrue qui élargit son champ d’application. Cette polyvalence se traduit par une meilleure capacité à gérer les situations de faible luminosité, comme les sous-bois denses ou les crépuscules avancés, tout en préservant une excellente définition de l’image. Sa saturation légèrement plus modérée que la Velvia 50 peut s’avérer avantageuse pour des compositions où l’on souhaite éviter une dramatisation excessive, souvent reprochée à la Velvia 50.

Le choix entre ces différentes émulsions dépendra largement de la vision artistique du photographe et des conditions de prise de vue. Les puristes de la couleur privilégieront la Velvia 50 pour sa capacité unique à transcender la réalité en créant des images d’une intensité presque surréelle. Les adeptes d’une approche plus documentaire se tourneront vers la Provia 100F, dont la neutralité permet une interprétation plus fidèle du sujet. La Velvia 100 séduira ceux qui recherchent un équilibre entre impact visuel et praticité d’utilisation.

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Le développement croisé : une technique créative https://advixo.com/le-developpement-croise-une-technique-creative/ https://advixo.com/le-developpement-croise-une-technique-creative/#respond Mon, 14 Oct 2024 11:27:05 +0000 https://advixo.com/?p=1224 Le développement croisé, également connu sous le nom de « cross-processing » ou « xpro », est une technique expérimentale en photographie argentique qui consiste à développer un film dans une solution chimique non prévue pour ce type de support. Cette méthode, initialement née d’une erreur de laboratoire, est devenue une pratique artistique prisée par de nombreux photographes en […]

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Le développement croisé, également connu sous le nom de « cross-processing » ou « xpro », est une technique expérimentale en photographie argentique qui consiste à développer un film dans une solution chimique non prévue pour ce type de support. Cette méthode, initialement née d’une erreur de laboratoire, est devenue une pratique artistique prisée par de nombreux photographes en quête d’effets visuels originaux et imprévisibles.

Films couleurs

Traditionnellement, les films négatifs couleur sont traités dans un processus C-41, tandis que les diapositives utilisent le procédé E-6. Le développement croisé bouleverse ces conventions en inversant les bains chimiques. Par exemple, un film diapositive peut être développé dans des produits C-41, ou inversement, un négatif couleur dans des produits E-6. Cette inversion génère des modifications substantielles dans le rendu final de l’image.

Les résultats du développement croisé sont caractérisés par une saturation accrue des couleurs, des contrastes exacerbés et des dominantes chromatiques souvent inattendues. Les tons peuvent virer vers des teintes surréalistes, avec des ciels virant au vert émeraude ou des peaux prenant des nuances bleutées. Ces effets varient considérablement en fonction du type de film utilisé, de son exposition et des conditions de développement.

Films noir et blanc

Cette technique, moins répandue dans le domaine du noir et blanc, ouvre néanmoins des possibilités créatives intéressantes pour les photographes expérimentaux.

Dans le contexte du noir et blanc, le développement croisé implique généralement l’utilisation d’un révélateur non conventionnel pour le type de film choisi. Par exemple, on peut développer un film négatif noir et blanc dans un révélateur conçu pour les papiers photographiques, ou inversement, traiter un papier photographique dans un révélateur pour films.

Les effets du développement croisé en noir et blanc sont plus subtils que ceux observés en couleur, mais ils peuvent être tout aussi captivants. On peut observer des changements dans le contraste, la granulation, et la tonalité générale de l’image. Les noirs peuvent devenir plus profonds, les blancs plus éclatants, et la gamme des gris intermédiaires peut être altérée de manière significative.

Un exemple courant de développement croisé en noir et blanc est l’utilisation du révélateur Rodinal pour développer des films à grain fin comme le Kodak T-Max ou l’Ilford Delta. Cette combinaison peut produire des images avec une granulation plus prononcée et un contraste accru, donnant un caractère plus brut et expressif aux photographies.

Une autre approche consiste à utiliser des révélateurs pour papier, comme le Dektol, pour développer des films négatifs. Cette méthode peut générer des images avec une gamme tonale unique, souvent caractérisée par des noirs intenses et des hautes lumières légèrement compressées.

Il est important de noter que le développement croisé en noir et blanc requiert une certaine expérimentation et peut nécessiter des ajustements dans les temps de développement et les dilutions. Les résultats peuvent varier considérablement en fonction du type de film, du révélateur choisi, et des conditions de développement.

La pratique

L’un des aspects les plus fascinants du développement croisé réside dans son imprévisibilité. Chaque pellicule réagit différemment, offrant aux photographes une palette infinie de possibilités créatives. Cette technique encourage l’expérimentation et pousse les artistes à sortir de leur zone de confort, en embrassant l’incertitude du processus.

Cependant, le développement croisé présente aussi des défis techniques. La manipulation de produits chimiques non conventionnels peut affecter la durabilité des images et nécessite une attention particulière aux mesures de sécurité en laboratoire. De plus, la reproductibilité des résultats est souvent limitée, ce qui peut être frustrant pour les photographes recherchant une esthétique spécifique.

Malgré ces contraintes, le développement croisé continue de séduire les amateurs de photographie argentique. À l’ère du numérique, où la perfection technique est souvent privilégiée, cette approche offre une alternative rafraîchissante, célébrant l’imperfection et l’aléatoire.

Elle rappelle que la photographie peut être un art où l’inattendu et l’expérimentation jouent un rôle crucial dans le processus créatif.

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Ombre et Lumière : L’expérience Berlin Kino de Lomography https://advixo.com/ombre-et-lumiere-lexperience-berlin-kino-de-lomography/ https://advixo.com/ombre-et-lumiere-lexperience-berlin-kino-de-lomography/#respond Sat, 12 Oct 2024 10:14:35 +0000 https://advixo.com/?p=1196 La photographie argentique connaît un renouveau passionnant, et au cœur de cette renaissance se trouve la Berlin Kino B&W 35 mm ISO 400 de Lomography. Cette pellicule noir et blanc incarne l’essence même du cinéma allemand des années 1960, offrant aux photographes modernes un moyen d’insuffler à leurs images une ambiance rétro et une profondeur […]

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La photographie argentique connaît un renouveau passionnant, et au cœur de cette renaissance se trouve la Berlin Kino B&W 35 mm ISO 400 de Lomography. Cette pellicule noir et blanc incarne l’essence même du cinéma allemand des années 1960, offrant aux photographes modernes un moyen d’insuffler à leurs images une ambiance rétro et une profondeur émotionnelle saisissante.

Dès le premier cliché, on est frappé par la richesse des tons gris que la Berlin Kino capture. Les ombres profondes et veloutées contrastent merveilleusement avec les hautes lumières douces et nuancées, créant une palette visuelle qui évoque les œuvres cinématographiques de Wim Wenders ou Rainer Werner Fassbinder. Cette caractéristique fait de la Berlin Kino un choix idéal pour les scènes urbaines, où l’architecture et les silhouettes humaines se découpent avec une netteté dramatique.

Techniquement, la sensibilité ISO 400 de cette pellicule offre une polyvalence appréciable. Elle permet de shooter confortablement en extérieur par temps nuageux ou dans des intérieurs modérément éclairés sans nécessiter de trépied. La latitude d’exposition est généreuse, pardonnant les erreurs de quelques diaphragmes en sur ou sous-exposition. Cela dit, c’est en l’exposant correctement qu’on obtient les meilleurs résultats, révélant toute la finesse de son grain.

Le grain, justement, mérite une attention particulière. Fin et uniforme, il ajoute une texture organique aux images sans jamais devenir envahissant. Il contribue à l’atmosphère cinématographique recherchée, rappelant le grain des films 35 mm projetés sur grand écran. Cette caractéristique est particulièrement mise en valeur dans les tirages de grande taille, où chaque détail prend vie avec une présence presque tactile.

En termes de développement, la Berlin Kino se montre accommodante. Elle répond bien aux procédés standard pour films noir et blanc, mais c’est en expérimentant qu’on découvre sa véritable versatilité. Un développement poussé à 800 ISO accentue le contraste et le grain, parfait pour les ambiances film noir. À l’inverse, un tirage doux révèle une gamme tonale étendue, idéale pour les portraits ou les paysages subtils.

L’expérience de la Berlin Kino va au-delà de ses qualités techniques. Charger cette pellicule dans son appareil, c’est entrer dans un état d’esprit créatif particulier. On se surprend à chercher des scènes évocatrices, à jouer avec les ombres et les reflets, à capturer des instants qui semblent suspendus dans le temps. C’est une invitation à ralentir, à observer, à ressentir l’essence de la photographie argentique dans toute sa splendeur.

C’est définitivement ma pellicule N&B préférée pour la photographie en milieu urbain.

Je recommande fortement de tester cette pellicule avec des agrandissements en 60×40 et tirage sur papier Hahnemühle.

En vente sur notre site, cliquer ici.

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Où développer ses films Fujifilm en Suisse ? https://advixo.com/ou-developper-ses-films-fujifilm-en-suisse/ https://advixo.com/ou-developper-ses-films-fujifilm-en-suisse/#respond Wed, 09 Oct 2024 10:30:19 +0000 https://advixo.com/?p=1163 A la demande de nos photographes et de certains de nos lecteurs, nous avons questionné Fujifilm concernant le développement de leurs films positifs et négatifs en Suisse. En effet, nous avions eu quelques résultats de piètre qualité avec des labos romands et nous savions que cela n’était pas dû à la qualité des films de […]

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A la demande de nos photographes et de certains de nos lecteurs, nous avons questionné Fujifilm concernant le développement de leurs films positifs et négatifs en Suisse.

En effet, nous avions eu quelques résultats de piètre qualité avec des labos romands et nous savions que cela n’était pas dû à la qualité des films de Fujifilm que nous apprécions beaucoup.

L’équipe marketing suisse de Fujifilm nous a fait la réponse suivante dont nous les remercions vivement :

Il se trouve que les films diapositives ne sont presque plus développés en Suisse.

Le développement de films diapositives nécessite le processus E6. Les laboratoires PROCINÉ ou SCHÖNI pourront peut-être vous aider à ce sujet.

Les films négatifs en couleur sont développés selon le processus C41 : Si les Acros (films noir et blanc) sont développés avec ce processus, il y a ce qu’on appelle un développement croisé. Les films noir et blanc (Acros) sont généralement développés à la main. Le laboratoire TRICOLOR à Zurich peut peut-être apporter son aide dans ce domaine.

Nous ne saurions que trop rappeler l’importance de choisir un labo professionnel et sérieux pour vos développements de pellicules. Si le développement est mal fait, il est très difficile de récupérer les photos même avec un logiciel et un scanner professionnels. Quant au tirage papier classique, il vaut mieux oublier…

Notre équipe reste à votre disposition pour toutes précisions complémentaires.

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Notre comparatif des pellicules noir et blanc https://advixo.com/notre-comparatif-des-pellicules-noir-et-blanc/ https://advixo.com/notre-comparatif-des-pellicules-noir-et-blanc/#respond Sun, 15 Sep 2024 08:01:18 +0000 https://advixo.com/?p=923 Dans le monde de la photographie argentique, le choix de la pellicule noir et blanc est une décision cruciale qui influence profondément le résultat final de l’image. Chaque pellicule possède ses propres caractéristiques uniques, offrant au photographe une palette de possibilités créatives pour exprimer leur vision artistique. Cet article explore les différences subtiles entre les […]

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Dans le monde de la photographie argentique, le choix de la pellicule noir et blanc est une décision cruciale qui influence profondément le résultat final de l’image. Chaque pellicule possède ses propres caractéristiques uniques, offrant au photographe une palette de possibilités créatives pour exprimer leur vision artistique.

Cet article explore les différences subtiles entre les diverses pellicules noir et blanc, en examinant leurs propriétés techniques et leur impact esthétique sur l’image finale.

Les Caractéristiques techniques

La sensibilité, exprimée en ISO, est l’un des premiers critères à prendre en compte lors du choix d’une pellicule. Les films à faible sensibilité, tels que l’Ilford Pan F Plus 50 ou le Kodak T-Max 100, offrent une finesse de grain exceptionnelle et une netteté remarquable. Ces pellicules sont idéales pour les paysages détaillés ou l’architecture, où la précision est primordiale. À l’opposé, les films à haute sensibilité comme l’Ilford Delta 3200 ou le Kodak T-Max P3200 permettent de capturer des scènes en basse lumière, au prix d’un grain plus prononcé qui peut être exploité comme élément esthétique.

La structure du grain est un autre aspect fondamental qui différencie les pellicules. Les films classiques comme l’Ilford HP5 Plus ou le Kodak Tri-X 400 sont réputés pour leur grain prononcé et organique, apportant une texture particulière à l’image qui évoque souvent une certaine nostalgie. Ces pellicules sont prisées pour la photographie de rue ou le reportage, où leur caractère brut peut renforcer l’impact émotionnel de l’image. En revanche, les films à grain T, comme la gamme T-Max de Kodak, utilisent une technologie de cristaux tabulaires qui offre un grain plus fin et une meilleure acutance, idéale pour les portraits ou les natures mortes nécessitant un rendu plus lisse.

Le contraste inhérent à chaque pellicule joue également un rôle crucial dans le rendu final de l’image. Des films comme l’Ilford FP4 Plus ou le Fujifilm Neopan Acros II sont connus pour leur contraste modéré, offrant une large gamme de tons gris qui permet de capturer subtilement les nuances dans les ombres et les hautes lumières. Ces pellicules sont particulièrement appréciées pour les paysages aux conditions d’éclairage complexes. À l’inverse, des films comme l’Ilford Delta 100 ou le Rollei RPX 25 proposent un contraste plus prononcé, produisant des noirs profonds et des blancs éclatants qui peuvent dramatiser une scène ou accentuer les formes géométriques dans une composition.

La latitude d’exposition est une caractéristique souvent sous-estimée mais cruciale, surtout pour les photographes travaillant dans des conditions d’éclairage variables. Des pellicules comme le Kodak Tri-X 400 ou l’Ilford HP5 Plus sont réputées pour leur grande latitude, permettant une surexposition ou une sous-exposition importante sans compromettre la qualité de l’image. Cette flexibilité est précieuse pour la photographie de rue ou le reportage, où les conditions d’éclairage peuvent changer rapidement. D’autres films, comme l’Ilford Delta 100 ou le Fujifilm Neopan Acros II, offrent une latitude plus étroite mais peuvent produire des résultats exceptionnels lorsqu’ils sont exposés avec précision.

La courbe caractéristique de chaque pellicule, qui décrit la relation entre l’exposition et la densité de l’image, influence subtilement le rendu des tons. Certaines pellicules, comme l’Ilford XP2 Super, présentent une courbe plus linéaire qui facilite le tirage et offre une grande flexibilité en post-traitement. D’autres, comme le Kodak Tri-X 400, ont une courbe en S plus prononcée qui peut accentuer le contraste dans les tons moyens tout en préservant les détails dans les ombres et les hautes lumières.

La réponse spectrale de la pellicule, c’est-à-dire sa sensibilité aux différentes longueurs d’onde de la lumière, peut grandement influencer le rendu des couleurs en niveaux de gris. Certaines pellicules, comme l’Ilford Ortho Plus, sont orthochromatiques, ce qui signifie qu’elles ne sont pas sensibles à la lumière rouge. Cela peut produire des effets dramatiques, comme un ciel assombri ou une peau plus claire. Les pellicules panchromatiques, qui sont sensibles à toutes les couleurs visibles, offrent un rendu plus naturel des tons, mais chacune a sa propre interprétation subtile des couleurs en niveaux de gris.

La capacité d’une pellicule à capturer les détails fins, souvent appelée résolution ou pouvoir séparateur, est un autre facteur de différenciation. Des films comme le Kodak T-Max 100 ou l’Ilford Delta 100 sont réputés pour leur résolution exceptionnelle, capable de reproduire des détails minuscules avec une netteté remarquable. Cette caractéristique est particulièrement appréciée dans la photographie d’architecture ou de paysage, où la précision des détails peut être cruciale. D’autres pellicules, comme le Kodak Tri-X 400, sacrifient un peu de résolution au profit d’autres qualités comme la latitude d’exposition ou le caractère du grain.

Le processus de développement peut également influencer les caractéristiques finales de l’image. Certaines pellicules, comme l’Ilford XP2 Super, sont conçues pour être développées dans des chimies C-41 standard, offrant une commodité pour les photographes qui n’ont pas accès à un laboratoire spécialisé en noir et blanc. D’autres pellicules permettent une grande flexibilité dans le développement, comme le Kodak Tri-X 400, qui peut être « poussé » à des sensibilités plus élevées ou développé avec différentes chimies pour obtenir des résultats variés.

La stabilité à long terme de l’image est un aspect important pour les photographes soucieux de la conservation de leurs œuvres. Des pellicules comme le Fujifilm Neopan Acros II ou l’Ilford Delta 100 sont réputées pour leur excellente stabilité de l’image, avec une résistance accrue au jaunissement et à la dégradation au fil du temps. Cette caractéristique est particulièrement importante pour les tirages d’exposition ou les archives photographiques.

Les caractéristiques artistiques

Le choix d’une pellicule noir et blanc va au-delà des simples considérations techniques. Chaque film a sa propre « personnalité », une combinaison unique de caractéristiques qui influence subtilement l’ambiance et l’émotion de l’image finale. Par exemple, la douceur et la finesse du grain de l’Ilford Pan F Plus 50 peuvent conférer une qualité presque onirique à une image de paysage brumeux, tandis que le contraste prononcé et le grain visible du Kodak Tri-X 400 peuvent accentuer la tension dramatique d’une scène de rue animée.

L’interaction entre la pellicule choisie et le sujet photographié est un aspect fascinant de la photographie argentique noir et blanc. Un portrait réalisé avec une pellicule à grain fin comme l’Ilford Delta 100 mettra en valeur la texture de la peau et les subtils jeux d’ombre, idéal pour un rendu classique et intemporel. En revanche, le même portrait capturé sur du Kodak Tri-X 400 pourrait avoir une qualité plus brute et immédiate, parfaite pour un style documentaire ou une approche plus expressive.

La versatilité de certaines pellicules est un atout majeur pour les photographes polyvalents. Des films comme l’Ilford HP5 Plus ou le Kodak Tri-X 400 sont appréciés pour leur capacité à bien performer dans une grande variété de situations, du paysage au portrait en passant par le reportage. Cette adaptabilité en fait des choix populaires pour les photographes qui ne veulent pas changer de pellicule fréquemment ou qui apprécient la cohérence visuelle dans leur travail.

L’expérimentation avec différentes pellicules est une partie intégrante du processus créatif en photographie argentique. Certains photographes choisissent délibérément des combinaisons inhabituelles, comme l’utilisation d’une pellicule à grain fin pour des scènes urbaines animées, ou l’emploi d’un film à contraste élevé pour des paysages doux, créant ainsi des images qui défient les attentes et offrent une nouvelle perspective sur des sujets familiers.

La texture unique de chaque pellicule peut également influencer la façon dont le photographe aborde sa composition. Les films à grain prononcé comme le Kodak T-Max P3200 peuvent encourager des compositions plus audacieuses et graphiques, où les formes et les contrastes prennent le pas sur les détails fins. À l’inverse, une pellicule comme l’Ilford Pan F Plus 50 peut inviter à des compositions plus complexes et détaillées, tirant parti de sa capacité à reproduire les nuances les plus subtiles.

Tableau comparatif des pellicules photographiques noir et blanc

PelliculeISOGrainContrasteLatitude d’expositionRésolutionCaractéristiques particulières
Kodak Tri-X 400400PrononcéMoyen à élevéExcellenteBonnePolyvalente, idéale pour le reportage et la rue
Ilford HP5 Plus400MoyenMoyenTrès bonneBonneVersatile, bon équilibre entre détail et contraste
Kodak T-Max 100100Très finMoyen à élevéBonneExcellenteGrain T, idéale pour les portraits et paysages détaillés
Ilford Delta 100100FinÉlevéMoyenneExcellenteContraste prononcé, bons détails dans les ombres
Fujifilm Neopan Acros II100Très finMoyenBonneExcellenteExcellente réciprocité, idéale pour les longues expositions
Ilford Pan F Plus 5050Extrêmement finMoyen à élevéLimitéeTrès élevéeGrain ultra-fin, parfaite pour les paysages et l’architecture
Kodak T-Max P3200800-3200Très prononcéÉlevéExcellenteMoyenneIdéale pour les conditions de faible luminosité
Ilford Delta 32001600-3200PrononcéMoyen à élevéTrès bonneMoyennePolyvalente en basse lumière, grain caractéristique
Ilford FP4 Plus125FinMoyenBonneTrès bonneLarge gamme tonale, idéale pour les portraits en studio
Rollei RPX 2525Extrêmement finÉlevéLimitéeTrès élevéeContraste élevé, détails exceptionnels
Ilford XP2 Super400FinMoyenExcellenteBonneDéveloppement C-41, grande latitude d’exposition
Kodak Double-X250MoyenÉlevéBonneBonneLook cinématographique, populaire pour le film
Fomapan 100100MoyenMoyen à faibleBonneBonneÉconomique, bon équilibre entre détail et grain
Bergger Pancro 400400Moyen à finMoyenTrès bonneTrès bonneDouble émulsion, bon équilibre entre détail et sensibilité
JCH Street Pan 400400MoyenÉlevéBonneTrès bonneHaute sensibilité dans le rouge, idéale pour la photographie de rue

Note : Les caractéristiques peuvent varier en fonction des conditions de prise de vue, du développement et du tirage. Ce tableau offre une comparaison générale et peut servir de point de départ pour choisir une pellicule adaptée à vos besoins spécifiques.

Les pellicules N&B fétiches de photographes cultes

Les grands photographes ont choisi leurs pellicules non seulement pour leurs caractéristiques techniques, mais aussi pour la façon dont elles complétaient leur vision artistique et leur style personnel. Leurs choix ont souvent influencé l’esthétique de leurs images, devenant une partie intégrante de leur signature visuelle.

  1. Ansel Adams – Kodak Tri-X – Bien qu’il ait utilisé diverses pellicules au cours de sa carrière, Adams appréciait particulièrement le Kodak Tri-X pour sa grande latitude d’exposition et sa capacité à capturer une large gamme tonale. Cette pellicule convenait parfaitement à sa technique de la « Zone System », lui permettant de capturer à la fois les ombres profondes et les hautes lumières détaillées dans ses célèbres paysages.
  2. Henri Cartier-Bresson – Kodak Tri-X – Le « père du photojournalisme moderne » était fidèle au Kodak Tri-X pour sa polyvalence et sa fiabilité. La sensibilité ISO 400 et la large latitude d’exposition de cette pellicule étaient idéales pour sa philosophie du « moment décisif », lui permettant de capturer rapidement des scènes de rue dans diverses conditions d’éclairage.
  3. Diane Arbus – Kodak Tri-X – Arbus appréciait le grain prononcé et le contraste du Tri-X, qui correspondaient parfaitement à son style brut et direct. La texture du grain ajoutait une dimension supplémentaire à ses portraits intimes et souvent troublants de personnes marginalisées.
  4. Robert Frank – Kodak Tri-X – Pour son projet révolutionnaire « Les Américains », Frank a choisi le Tri-X pour sa sensibilité élevée et sa facilité d’utilisation. Cette pellicule lui permettait de travailler rapidement et discrètement, capturant des moments authentiques de la vie américaine.
  5. Sebastião Salgado – Kodak T-Max 400 – Salgado a souvent utilisé le T-Max 400 pour ses projets documentaires à long terme. Il appréciait la finesse du grain et la netteté de cette pellicule, qui lui permettaient de capturer des détails précis dans ses images puissantes et souvent complexes de paysages et de cultures du monde entier.
  6. Sally Mann – Ilford Delta 3200 – Pour certaines de ses séries les plus célèbres, notamment « Immediate Family », Mann a utilisé l’Ilford Delta 3200. Le grain prononcé et le contraste élevé de cette pellicule contribuaient à l’atmosphère éthérée et parfois troublante de ses images, en particulier dans ses portraits d’enfants.
  7. Bruce Davidson – Kodak Tri-X – Davidson, connu pour ses photographies de rue et ses projets documentaires, était un autre adepte du Tri-X. La polyvalence de cette pellicule lui permettait de travailler dans diverses conditions, des rues sombres de New York aux champs lumineux du sud des États-Unis.
  8. Josef Koudelka – Kodak Tri-X – Le photographe tchèque utilisait principalement le Tri-X pour ses projets documentaires, notamment son célèbre travail sur les Gitans. La latitude d’exposition et le contraste de cette pellicule convenaient parfaitement à son style dramatique et à ses compositions audacieuses.
  9. Vivian Maier – Kodak Tri-X et Rolleiflex (120 mm) – Bien que les détails exacts de son travail ne soient pas tous connus, on sait que Maier utilisait souvent du Kodak Tri-X dans ses appareils 35mm et du film 120mm pour son Rolleiflex. Ces choix lui permettaient de capturer la vie urbaine avec une grande flexibilité et une qualité d’image élevée.
  10. Mary Ellen Mark – Kodak T-Max 400 et Tri-X – Mark alternait entre le T-Max 400 et le Tri-X selon ses projets. Elle appréciait le T-Max pour sa finesse de grain dans les portraits studio, tandis que le Tri-X était son choix pour le travail documentaire sur le terrain, en raison de sa polyvalence et de sa fiabilité.
  11. Michael Kenna – Kodak Tri-X et T-Max 400 – Connu pour ses paysages minimalistes à longue exposition, Kenna utilise principalement le Tri-X et le T-Max 400. Il apprécie ces pellicules pour leur latitude d’exposition et leur capacité à rendre les nuances subtiles dans les tons moyens, essentielles à son style épuré et atmosphérique.
  12. Ralph Gibson – Kodak Tri-X – Gibson est célèbre pour ses images à fort contraste et ses compositions graphiques. Il a longtemps préféré le Tri-X, qu’il développait de manière à accentuer le contraste, créant ainsi son style distinctif de noirs profonds et de blancs éclatants.
  13. Helmut Newton – Kodak Tri-X et Ilford HP5 – Newton, célèbre pour ses photographies de mode et de nu provocantes, utilisait principalement le Kodak Tri-X et l’Ilford HP5. Il appréciait ces pellicules pour leur contraste prononcé et leur grain caractéristique, qui contribuaient à l’atmosphère dramatique et souvent sulfureuse de ses images. La latitude d’exposition de ces films lui permettait de jouer avec les ombres et les lumières, créant des compositions audacieuses et sensuelles qui sont devenues sa signature.
  14. Jeanloup Sieff – Kodak Tri-X – Sieff, connu pour ses nus élégants et ses portraits de mode, était un fervent utilisateur du Kodak Tri-X. Il appréciait particulièrement la capacité de cette pellicule à rendre les textures de la peau et les subtiles variations de tons. Le grain fin du Tri-X, lorsqu’il était correctement exposé et développé, lui permettait de créer des images à la fois douces et précises, mettant en valeur les courbes et les formes du corps humain avec une grande délicatesse.

L’évolution des pellicules photographiques noir et blanc au fil des décennies raconte une histoire fascinante de l’innovation technique et artistique. Des films classiques comme le Kodak Tri-X 400, introduit dans les années 1950, continuent d’être appréciés aux côtés de nouvelles formulations comme le Fujifilm Neopan Acros II, démontrant la richesse et la diversité persistantes du médium argentique.

En conclusion, le choix d’une pellicule noir et blanc est bien plus qu’une simple décision technique ; c’est un acte créatif qui influence profondément l’esthétique et l’émotion de l’image finale. Chaque pellicule, avec ses caractéristiques uniques de grain, de contraste, de latitude d’exposition et de rendu tonal, offre au photographe un outil différent pour exprimer sa vision artistique. La beauté de la photographie argentique noir et blanc réside dans cette diversité, qui permet une exploration continue et une expression personnelle à travers le choix judicieux de la pellicule. Que ce soit la finesse du grain de l’Ilford Pan F Plus 50, le contraste dramatique du Rollei RPX 25, ou la polyvalence du Kodak Tri-X 400, chaque film apporte sa propre voix à la narration visuelle, enrichissant ainsi le langage de la photographie noir et blanc.

Quelle pellicule est-elle la meilleure ? Celle que vous préférez !

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