Le dragon impérial et Cahiers de Douai
Nouveautés : Cahiers de Douai et Le dragon impérial

Nos collections éponymes « Les Immortels » et « Les Immortelles » s’enrichissent de deux titres que je qualifierai de « cultes » !

Toujours précédées d’une préface complète de Franck CAPPI qui présente l’oeuvre et son contexte, ces éditions se destinent principalement au domaine scolaire mais le lecteur friand de belle littérature classique ne saurait les bouder.

Que dire des Cahiers de Douai d’Arthur RIMBAUD qui n’ait pas déjà été écrit !

Ce que tient entre ses mains le lecteur, c’est l’un des miracles les plus foudroyants de la littérature française : vingt-deux poèmes composés en quelques semaines par un enfant qui réinvente tout : la langue, le vers, le regard porté sur le monde. Ici naissent Sensation, ivresse de marcher pieds nus dans l’herbe fraîche, et Le Dormeur du Val, où la beauté d’un paysage se retourne soudain en horreur muette. Ici Rimbaud est encore adolescent, amoureux de Verlaine, de Victor Hugo, de la liberté, mais déjà absolument lui-même : insolent, visionnaire, brûlant.

Lire les Cahiers de Douai, c’est assister, stupéfait, à l’embrasement d’un génie.

Quant à Le dragon impérial de Judith GAUTIER, première femme élue à l’Académie Goncourt, il révéla au public français en 1869 une jeune femme de vingt-trois ans d’une audace exceptionnelle. La fille du poète Théophile Gautier n’avait pourtant jamais foulé le sol de la Chine. Initiée à la langue chinoise par le lettré Ding Dunling, elle recrée avec une justesse poétique remarquable l’atmosphère de l’Empire du Milieu.

Roman d’aventures épiques et méditation sur le pouvoir, ce roman demeure l’une des œuvres les plus originales de la littérature française du XIXe siècle.

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